Le groupe automobile Stellantis envisage de nouer un partenariat avec des entreprises chinoises pour consolider l’avenir de ses marques européennes. Selon des informations rapportées par l’agence Bloomberg, des discussions sont actuellement en cours avec Xiaomi et XPeng, deux noms majeurs de l’industrie automobile chinoise.
Ce projet intervient dans un contexte difficile pour le groupe, qui a enregistré des pertes importantes en 2025, l’obligeant à ajuster sa stratégie industrielle face aux mutations rapides du secteur, notamment en matière d’électrification et de concurrence internationale.
Depuis que Antonio Filosa a pris la tête du groupe, le centre de décision de Stellantis semble s’être davantage concentré sur les États-Unis, accordant la priorité aux marques américaines telles que RAM, Chrysler, Jeep et Dodge. Ces orientations stratégiques soulèvent des interrogations quant à l’avenir des marques européennes au sein du consortium.
Dans ce cadre, Stellantis explore différentes formes de coopération avec ses partenaires chinois. L’un des plans potentiels consisterait à ouvrir le capital de sa division européenne à une entreprise asiatique. D’autres scénarios sont également à l’étude, allant du partage de technologies à l’utilisation conjointe de sites de production, voire à la cession de certaines marques.
Selon les informations circulant, ces discussions pourraient concerner des marques telles que Peugeot, Citroën, DS, Fiat, Lancia, Alfa Romeo et Opel. Des spéculations entourent également l’avenir de Maserati, qui pourrait faire l’objet d’un repositionnement stratégique.
Ces tractations s’inscrivent dans la montée en puissance des constructeurs chinois sur le marché mondial, particulièrement dans le domaine des véhicules électriques et des technologies de pointe.
Le nom de Xiaomi revient avec insistance dans ces échanges. Après le succès de ses premiers modèles sur le marché chinois, le géant technologique prépare son expansion internationale à partir de 2027, avec l’Europe comme l’un de ses marchés prioritaires. Pour Xiaomi, un partenariat avec un grand groupe européen représenterait un raccourci stratégique pour accéder à des marques établies, des réseaux industriels et une présence commerciale déjà ancrée sur le continent.
L’autre candidat potentiel, XPeng, est également reconnu pour ses technologies avancées en matière d’électrique et de conduite autonome, bien que ses capacités financières soient jugées plus limitées.
À ce jour, aucun accord officiel n’a été annoncé. Toutefois, ces discussions reflètent les transformations profondes de l’industrie automobile mondiale, où les alliances technologiques, les investissements croisés et les partenariats industriels deviennent monnaie courante face à l’accélération de la transition vers l’électrique et la nouvelle mobilité.
